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Vidéo : comment réaliser un entoilage ORACOVER (avion, planeur). La méthode de Jacques Drevard.

Matériel nécessaire :

– fers (le top : un petit + un grand)
– enduit nitrocellulosique ou Balsa Fix Graupner
– film thermorétractable (Oracover, Solar…)
– papier de verre pour poncer (400 et 600, parfois 1000) + cale à poncer
– scalpel.

Etapes :

1) Préparation
2) Ponçage
3) Enduit
4) Nouveau ponçage
5) Dépoussiérage
6) Entoilage

Le truc :

avoir un support parfait, tout est dans la préparation du support.


 Transcription complète de la vidéo présentant une méthode d’entoilage ORACOVER :

« Bonjour à tous !
Ici Grégory BAZIN de pilote-aeromodelisme.com.
Dans cette vidéo, on va s’intéresser à l’entoilage et comment réaliser un entoilage parfait. Pour cela j’ai interviewé un ami qui est Jacques Drevard. On y va tout de suite.

Eh bien, bonjour !
Donc bienvenue dans mon atelier. Je m’appelle Jacques Drevard. Je bricole un peu et je fais du modélisme depuis 40 ans et aujourd’hui on va essayer de vous montrer une méthode, parce qu’il en a plein, une méthode pour entoiler au film thermo-rétractable. Donc pour ce faire, je vais vous présenter un empennage que vous voyez là, qui est l’empennage d’un Cessna 206. C’est un modèle de trois mètres d’envergure issu d’un plan Wendell Hostetler, un plan américain.

C’est prévu pour quelle motorisation ?

Pour un 60… entre 60 et 80 cm3. Donc c’est un joli modèle et après toute la construction bois, avant de fixer l’empennage sur le fuselage, eh bien on va l’entoiler parce que, de toute façon, entoiler un modèle pareil quand il faut avoir le fuselage attaché avec, c’est très difficile. Donc voilà, je vous présentais juste l’empennage. Vous voyez tous les fils qui ont déjà été passés pour les servos, pour l’éclairage et toutes les fonctionnalités.

Alors toi Jacques, qui a l’habitude d’entoiler des avions depuis… à peu près… 40 ans, quel est le secret d’un entoilage réussi ?

Alors, ça c’est comme la peinture. Croire qu’un entoilage va cacher les défauts, c’est une grosse erreur. Au contraire, un entoilage va faire ressortir tous les défauts. Dans le temps, on entoilait à la soie ou au papier Japon, ça se fait encore mais c’est de plus en plus rare, on pouvait avec la soie, une fois qu’on l’avait passée et repassée, on mettait des enduits, on pouvait l’enduire, la reponcer, on arrivait à camoufler un peu les défauts. Avec le film, si vous avez le moindre défaut, ça va tout de suite faire ou une bosse ou un creux et ce sera horrible. Plus le film est technique, plus les défauts ressortent. Je vous montrerai après sur l’entoilé avec une couleur classique mais il existe aujourd’hui des films thermo-rétractables qui imitent le carbone par exemple, qui sont vraiment très difficiles à poser. Ca se fait mais… le film n’est pas plus difficile à poser qu’un autre, simplement les défauts vous en sortir d’autant plus que le film est technique. On doit avoir une surface impeccable !

Voilà, ben je vais vous montrer comment je pratique. Après le plus difficile étant le film effet chromé, qui lui ne pardonne pratiquement rien.

Est-ce que tu as une marque à conseiller plus qu’une autre ?

Alors, il y a de tout ce qu’on veut, aujourd’hui il y a des films de plus en plus élaborés. Moi, je travaille avec de l’ORACOVER, je te montrerai à la fin ce que ça donne. Il y a de l’ORAFILM pour faire les décorations, de l’ORASTICK pour les décorations… dans le temps on appelait ça du SOLARFILM. Moi, j’ai connu le SOLARFILM, qui avait beaucoup de mal à prendre les virages. Aujourd’hui, vous verrez que sur une surface comme ça… bon, on ne va pas faire tout l’empennage parce que ce serait trop long.

Alors on va prendre une surface un petit peu technique et puis on va s’amuser avec.

Donc si je résume : une surface propre, poncée… donc, si je comprends bien, il vaut mieux passer beaucoup plus de temps au ponçage pour vraiment avoir une surface plane et très propre. Plutôt un film de marque, en sachant que les versions chromées sont les plus difficiles et puis un fer qui puisse aller vraiment partout pour avoir un entoilage impeccable.

Donc voilà, c’est comme je disais, c’est comme la peinture. Une fois que le film est posé, l’avion est fini, la surface est terminée. Plus la surface sera propre en amont, meilleur sera le résultat. On peut toujours enlever le film, mais c’est un peu difficile. Surtout si on pose comme je vais vous le montrer, c’est encore plus difficile à enlever parce que le film thermo-rétractable a quand-même des inconvénients.
1 : il a tendance à se plisser un peu au soleil, puisque quand la température augmente… mais bon, ça revient.
2 : ça colle pas non plus façon très forte donc on prépare la surface différemment pour être sûr que le film colle bien et qu’il ne bouge plus dans le futur, quelle que soit la température que l’avion va subir.

Voilà donc sur cette surface, on va enlever… je voulais juste pour montrer la taille. On va procéder de la même manière donc, la dérive on va l’enlever pour pouvoir l’entoiler à part, tout ça pour éviter des soucis.

Voilà donc j’ai enlevé ma gouverne, gouverne arrière et puis comme je le disais précédemment je vais quand même avant d’entoiler commencer par vérifier ce fameux état de surface. Donc cette gouverne a été poncée, mastiquée, mais je me rends compte qu’il y a encore au toucher de petites aspérités donc je vais encore une fois, juste avant l’entoilage, redonner un petit coup de ponçage. Alors pour ce faire, moi j’utilise du papier de verre carrossier. Donc là j’ai du 400, du 600… vous voyez qu’on va assez loin. Parfois je vais jusqu’au 1000 quand je veux vraiment que l’état de surface me plaise. Donc que je vais utiliser du 400 pour le terminer. Alors, j’ai ma technique pour le couper. Et bien sûr, je ne vais pas vous l’apprendre : ne jamais poncer sans une cale à poncer, sinon c’est le meilleur moyen de faire des trous. Et puis je vais y aller. Donc j’enlève vraiment très peu. Simplement, l’état de surface doit vraiment être très très lisse. Ca doit même être doux au toucher. Un petit coup, simplement là où ont été rajoutés les morceaux. On ne va pas oublier les champs, qui ont toujours tendance à faire des poils parce que les fibres du bois reviennent. Vous voyez ? La surface avait été pas mal préparée, ce qui fait que je n’ai pas grand-chose à faire mais je préfère redonner un petit coup. Ne serait-ce que quand on stocke la pièce, elle reprend un peu l’humidité et cette humidité fait ressortir les fibres du bois. Ca prend cinq minutes… là j’ai un petit peu de mastic qui va pas. Et encore un peu là. Le mastic que j’utilise, c’est un mélange de microballons, des microbilles de verre, microballons de verre, avec de la résine époxy. Ca a l’avantage d’être très très léger.

Voilà, on va dire qu’on a une surface qui n’est pas trop mal. Donc là je vais la souffler dehors pour ne pas faire de poussière.

Voilà, donc ma surface a été poncée, c’est lisse, c’est doux au toucher, on ne sent pas d’aspérité et là, normalement, on devrait pouvoir entoiler. Sauf que si on entoile comme ça, le film va coller plus ou moins bien à la surface parce qu’il reste de la sciure, une sciure très très fine, sciure de balsa, comme de la poussière et cette poussière entre le bois et le film va nous faire à la fois des aspérités et va empêcher le film de coller. Donc moi ce que je fais, eh bien la pièce je l’enduis. Je vais l’enduire avec un enduit nitro-cellulosique qui va renter dans les pores du bois, qui va sécher très vite, qui ne pèse rien puisque ce n’est que du solvant, en fait et qui va en quelque sorte nous plastifier le bois. L’avantage, c’est qu’une fois que cette couche sera posée, on va pouvoir la poncer à nouveau, parce qu’elle va faire ressortir les fibres du bois, comme elle est relativement humide, on va la poncer au 400 et après on pourra entoiler parce qu’on aura une surface à la fois étanche, pratiquement étanche on va dire et qui va permettre à la colle du film d’adhérer parfaitement. Donc pour ce faire, alors j’ai un petit outillage à moi. Donc moi j’utilise un produit qui s’appelle BALSA FIX qui normalement est fait pour, mais vous pouvez utiliser n’importe quel enduit nitro-cellulosique. Des fois, quand je n’en avais pas, je l’ai fait moi-même en fondant du polystyrène expansé dans de l’acétone et ça marche très bien.

Donc voilà, je suis arrivé à ouvrir le bidon. Avec une pince parce que, les bouchons de sécurité, c’est l’horreur. On va prendre un pinceau. Alors normalement on doit le vider dans un récipient mais je m’embête pas, je le vide directement sur la surface. Voilà. Donc on voit ce produit. On va le passer tranquillement, avec son pinceau. C’est assez collant mais ça sèche très vite. On va éviter de faire des surépaisseurs, parce qu’après il faudra les poncer. Voilà. On voit déjà que ça fait briller le balsa. Et alors surtout, si j’ai un conseil à vous donner, c’est de bien insister sur les coins et les toutes petites surfaces puisque c’est là, où on a le moins de surface de contact, que le film peut se décoller et à la longue, il va finir par s’arracher avec le vent relatif de l’avion. Voilà. Donc typiquement là, sur ce bout-là, on va en mettre un peu plus. Donc ça ne prend pas longtemps. Voilà.

Voilà donc on a fini de passer notre apprêt, notre BALSA FIX. On l’a laissé sécher. Donc ça a pris une petite demi-heure. Aujourd’hui il fait chaud, ça va très vite, le temps que s’évapore le solvant. Et on a donc notre gouverne qui a peut-être pris deux grammes maximum mais vraiment rien du tout et qui a un aspect maintenant un peu brillant, un peu plastifié et qui au toucher n’est pas terrible. C’est pas terrible parce que comme je le disais donc, l’enduit a fait ressortir les fibres du bois et donc, eh bien rebelote ! Qu’est-ce qu’on va faire ? On va le reponcer.

Donc là, on ne va pas aller très très loin, ça va aller aussi assez vite. Donc j’utilise du 600 pour avoir un aspect être encore plus lisse et toujours ma petite cale à poncer qui n’est pas du tout faite pour mais qui ira bien pour la démonstration. Voilà. Donc la gouverne. Voyez, on sent que ce n’est pas du tout la même accroche. Voilà. Je n’ai peut-être pas fait sécher assez longtemps. Voilà mais on voit très bien qu’on enlève un peu de la pellicule et il ne fait pas aller très loin car il ne faut surtout pas retourner au bois. Le toucher devient alors très très agréable. On dirait vraiment du plastique. Donc, je vais aller ici. Bon, ici j’ai fait une coulure alors on va un petit peu insister. Voilà, parfait. Pareil ici. Un petit coup sur les champs. De l’autre côté, même punition.

Donc voilà, notre surface est prête à être entoilée. On va maintenant passer à la phase la plus sympa puisqu’on doit avancer très vite. Alors, le matériel. Donc, le film. ORACOVER, en l’occurrence rouge. Donc il existe en X teintes mais le rouge ben, j’aime bien. Voilà. Le fer, comme je le disais tout à l’heure, bon c’est un fer que j’ai acheté en grande surface de modélisme sur Internet. Donc là, je l’ai mis à chauffer, il commence à être chaud et il a une bonnette pour éviter donc de rayer le film, d’être trop chaud, trop brutal, etc. Donc la bonnette, faut faire des essais. C’est en fonction de votre habitude, de votre envie de voir comment ça se passe. Parfois je la mets, parfois je l’enlève. Donc ça c’est le fer on va dire pour les surfaces plus grandes. J’ai un autre fer également avec une panne beaucoup plus petite. Celle-ci, je m’en sers pour faire les angles et les petits coins. Donc ça, ça va vraiment très très bien mais on ne va pas s’en servir aujourd’hui.

Le film ça… le secret : alors vous pouvez utiliser un cutter, une paire de ciseaux, tout ce que vous voulez. Moi, j’utilise un scalpel. L’avantage c’est qu’au moins, ça coupe et ça coupe assez longtemps. Ca coupe aussi très très les doigts donc il faut faire attention. Voilà, on va enlever la lame et on va en mettre une neuve. Alors les scalpels, on les trouve aussi dans les magasins d’aéromodélisme. Celui-là, c’est un vrai scalpel de chirurgien qu’on m’a donné et ça va très très bien mais ce sont exactement les mêmes.

Voilà, on a tout. Maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?

Première question : on commence par où ?
Alors on va commencer par les toutes petites surfaces. Celle-ci, celle-ci, celle-ci et après on fera ou le dessus ou le dessous, ça c’est fonction de votre habitude à entoiler. Moi, je commence plutôt par le dessous et puis après je finis par le dessus, comme ça je recouvre bien.

Donc voilà notre rouleau d’ORACOVER. Alors, l’ORACOVER, la surface brillante et puis la surface collante qui est protégée… enfin, collante, qui ne colle qu’à la chaleur mais qui est protégée par un papier. Encore une fois je n’ai aucunement la prétention de vous dire comment il faut faire pour entoiler, c’est simplement ma méthode, elle vaut ce qu’elle vaut. Je vous montrerai après ce qu’on arrive à faire avec de l’ORACOVER.

Donc le scalpel qui va bien. Je vais couper une petite bande. Voilà. Je vais enlever le papier. Alors naturellement j’ai le scotch qui va m’embêter… Voilà donc quand je dis collant, voyez… tout est relatif. Et on va faire le petit bout qui se trouve ici. Alors on ne va vraiment pas se casser la tête, on va laisser déborder un maximum, on va prendre le fer. Voilà. S’ils faisaient des fers sans fil ce serait bien mais ça n’existe pas. Et on va commencer par un bout. Donc voyez, je pose le fer dessus, ça colle instantanément. Et je vais aller jusqu’au bout comme ça. Alors il ne faut pas avoir peur ni des plis ni des bulles, ça ne gêne pas. On va faire le petit tour là. Impeccable. Et puis on va couper le petit morceau, là. Alors ça ressemble un peu à de l’emballage papier cadeau de Noël. Alors ici on a un arrondi donc on va faire une entaille… et une entaille, et on y va gentiment. Voilà. Et je recouvre ici. Et je recouvre ici. Donc l’avantage d’avoir l’apprêt qu’on a mis avant – j’aime bien cette expression – c’est qu’on colle vraiment tout de suite et on voit la surface qui est là. Donc une fois qu’on a fait ça, on va recoller, en enlevant tous les plis, ça va très très bien. Et puis on va couper. On va laisser un débord de 3 à 4mm. On l’enlève et on va que ça tient déjà pas mal.

Et d’un. Ici, on va faire la même chose. Alors, dans les arrondis, on se casse pas la tête, hein. Ça ne se verra pas. Donc on peut mettre des couches de film les unes sur les autres. On va faire la même chose de ce côté. On voit que ça colle déjà très fort. Voyez ? Il faut même faire attention de ne pas arracher le bois. Les petits bouts qui vont là. Et on va le couper. L’important, c’est d’avoir une lame qui coupe. Et voilà. Donc on a fait note petite surface.

Voilà. Donc, il s’est écoulé une demi-heure, à peu près, depuis tout à l’heure. Donc j’ai fait le morceau que je vous ai montré, le petit bout, pareil de ce côté. Donc, vous voyez, j’ai fait du déport, comme un papier cadeau. Et puis je me suis permis de faire aussi la charnière principale. Alors vous allez vous « ben comment il fait pour entoiler au fond ? ». En fait, j’ai triché. J’entoile tant que je peux mais, bon, on ne va pas mettre du SOLAR au fond donc j’ai fait les puits de charnière avec de la peinture rouge. De toute façon, comme s’est enquillé dans le stab’, on le verra pas. Mais bon, je suis un peu perfectionniste, j’aime bien que tout ait la bonne couleur.

Donc maintenant on se rend compte qu’il y encore de petits plis, donc on va les enlever. Voilà, comme celui-ci, là. Parfait. Donc les plis, ça va vraiment très bien. Je ne sais pas si ça se voit à la caméra. Dès qu’on a un pli, on chauffe, ça tend. Et on continue. L’important c’est vraiment que le film soit collé partout. OK. Alors tout à l’heure, j’ai dit une bêtise, j’ai dit que je n’utiliserai pas le petit fer mais en fait si, j’en ai eu besoin pour replier justement à l’intérieur des puits de charnière le SOLAR… l’ORACOVER. Voilà, donc j’ai utilisé ce fer qui va très très bien. Vous voyez, la couleur rouge reste des fois parce que le fer était un peu trop chaud. Je n’ai pas parlé de la température. Sur celui-là, il n’y a que 2 réglages : maxi ou mini. Je le mets toujours au maxi parce que j’aime bien que ça colle et on voit qu’on laisse un peu d’ORACOVER dessus, donc il suffit de nettoyer à l’acétone, ça part tout seul. Pareil pour le gros. Donc lui, j’ai eu besoin d’enlever la chaussette parce que ça ne chauffait pas assez.

Et maintenant on va passer à la partie la plus gratifiante, c’est entoiler la plus grande surface.

Donc maintenant, il n’y a plus qu’à faire recouvrir. Ca va être relativement simple… normalement. Encore faut-il se méfier des choses simples. Voilà. Donc on pose la gouverne, on laisse déborder…

Voilà, donc maintenant on fait 4 points et puis on va tirer doucement d’arrière vers l’avant… et alors je vais vous montrer les plis qui se forment ici. Donc on va les laisser pour l’instant et on va coller notre film sur toute la surface. Alors les plis ont un nom, on appelle ça des sardines. Alors je ne sais pas d’où ça vient…

Voilà. Et on y va. Et on a des plis. Alors là, quand on en a vraiment beaucoup, parce que le film s’est étiré. Donc on va enlever le point. Il suffit de réchauffer. Impeccable.

Voilà, donc on a fait un côté. Il est pas mal, même si on peut toujours faire mieux mais, bon, je trouve qu’il est pas mal. Donc on voit bien que notre retour, notre rebord ici fait qu’on ne voit le bois nulle part et quand on retourne la gouverne, on se rend compte qu’on a tous les déports. Donc il reste le côté le plus facile. C’est le dernier côté puisqu’il n’y a plus rien à faire. On a fait les tours des saumons, comme je l’ai montré en faisant de petites entailles en recourbant… Donc quand il y a un petit pli, c’est vraiment pas un problème. On repasse le fer et on s’en va et ça retend et y a plus de pli. Alors ça, il faudra le faire quelques fois. Une fois que ce sera fini, pour être sûr qu’il n’y ait plus rien et on a un aspect qui est sympa. Donc, de ce côté-là, même punition.

Allez, on enlève le papier. On fait attention parce que c’est là où on met de la poussière. Voilà. Même punition. On pose et voilà. On retourne. Et là, on va y aller gentiment. On va commencer par le centre. On va commencer par le centre et on pousse, tranquille et on essaie d’éviter de faire des bulles. Voilà. Donc j’ai relativement vite, mon fer est assez chaud. Et on tire vers l’arrière, toujours en évitant de faire des bulles, en n’appuyant pas trop fort pour ne pas marquer le balsa.

Donc là voilà, cette surface, on va dire qu’on la fait en moins d’une minute mais le plus dur était fait avant. Terminé. Le cutter. Donc là, on va au raz et on coupe. Là, on a fait le tour tout à l’heure donc maintenant, on ne s’embête plus. Moins on en laissera, moins on aura de chance d’avoir des sardines sur les bords, puisque là, maintenant, le plus dur est fait. Bon, l’arrondi est un petit peu pénible parce qu’il y a les puits de charnière alors on va aller assez bas. L’avantage du scalpel, on le voit ici c’est que si vous avez un cutter, vous allez déchirer le papier. C’est un peu comme le papier peint mouillé. Sachant que la lame, après un entoilage comme ça, elle est bonne à jeter. Et maintenant quand on a fait ça, on va coller tous les bords. Voilà, terminé. On repasse le centre ici. La petite sardine, on l’enlève en chauffant. Voilà. C’est vraiment de la magie, ces produits nouveaux. Parce que ça permet d’éviter de peindre, bien entendu. Et il est tellement bien collé que je ne sais plus de quel côté je suis. Alors j’aurais bien aimé faire de gros plis pour vous montrer comment on les enlève mais ça va tellement bien à faire que je n’y arrive pas. Y’en a des tous petits mais on les voit pas. On rechauffe un bon coup au centre pour tout recoller et on retend. L’avantage d’avoir des rebords comme ça, c’est que le film sur film, ça colle très très bien. Et voilà notre gouverne.

Donc voilà une fois l’opération terminée. Donc on voit la gouverne brute, telle qu’elle était avant entoilage et puis la gouverne entoilée. Donc, on se rend compte qu’en position neutre, on ne voit absolument pas les puits de nervure et qu’il y a largement assez de débattement. Donc maintenant on va continuer à entoiler le reste de l’empennage.

Je peux voir ? Alors, c’est nickel ! Comme vous pouvez le voir.
Donc, pour résumer… le fer ?

Non, pour résumer. En premier : la préparation.
C’est le plus important, à la fois pour éviter d’avoir des grains de poussière…
La préparation, le ponçage, l’enduit, reponçage, dépoussiérer, surtout ne pas mettre de coup d’acétone sur l’enduit parce qu’il va partir, donc on dépoussiérer à sec comme ça et on entoile. Donc là, maintenant comme on a en fait une surface dessous qui est « plastifiée », la colle du film thermocollant tient parfaitement. Là, on est tranquille, on a une gouverne qui ne se détoilera pas. Les rebords, alors il faut se débrouiller pour les faire en dessous pour ne pas avoir de différence de couleur au-dessus. Il y a forcément des endroits où on en aura mais bon, ça se voit pas. Après, au niveau de la décoration, comme je vais le faire blanc, je vais faire cette partie blanche, je vais refaire une bande blanche ici, donc de même manière, on prend du film, on le positionne, on le colle, in petit liseré autocollant noir si on veut et c’est parfait.

OK, et toujours commencer par les plus petites surfaces.

Ce n’est pas une règle mais je commence toujours par les petites surfaces parce que c’est les plus pénibles à faire en fait, parce que c’est quand même fastidieux les petits bouts comme ça, même si ça va très vite. Quand on en a beaucoup, on perd un peu le moral et l’avantage c’est qu’une fois qu’ils sont faits, on va beaucoup plus vite après à entoiler les grandes surfaces. Un stab’ comme ça, il va falloir une heure alors que là on va mettre presqu’une heure par gouverne. Je laisse la partie bois non entoilée, ce qui permet une fois que tout est entoilé, de coller le stab’, de le caler à zéro, etc., et là on n’est pas embêté.

Et là donc, tu as entoilé…

Alors ça, c’est une aile qui a été faite exactement de la même manière. Alors, pour éviter de la charger au niveau poids, je n’ai pas fait l’aile toute blanche puis ensuite collé le jaune, le rouge et le noir. J’ai collé du blanc jusque-là, ensuite j’ai mis ma bande jaune, ma bande rouge, ma bande noire, du liseré pour faire ressortir ça, toujours un déport pour éviter d’être bord à bord, sinon forcément, avec la dilatation, on va voir le bois. On voit également que sur cette gouverne, on a des parties vides pour l’alléger et on se rend compte que, une fois entoilées, on voit même plus la différence. C’est même plus joli sur du vide que sur du bois puisque c’est complètement… là on est sûr de ne voir ni la fibre ni la poussière. Ca ressort très très bien et puis alors c’est solide.

Superbe.

Voilà ce qu’on peut faire avec de l’ORACOVER. J’ai fait un avion en aspect chromé, qui avait les défauts qu’il avait mais ça se fait aussi. L’avantage du chromé c’est qu’après, avec un stylo on peut tracer des lignes de structure, on peut faire les rivets, c’est sympa. Mais bon, moi j’aime bien cette matière parce que ça évite de peindre.

Et sur le chromé, combien de…

Alors, le chromé est vraiment difficile. Il faut vraiment insister sur la préparation et surtout, tout ce qui va être arrondis, congés, etc., comme le film chromé a du métal à l’intérieur, il prend beaucoup moins les virages.

D’accord.

On peut utiliser (alors moi je l’utilise pas, j’ai essayé et ça n’a pas marché) sur des grandes surfaces un décapeur thermique pour chauffer le film et le faire tendre. Moi, je trouve qu’au fer, ça va très très bien. La preuve hein, c’est quand-même une belle surface, celle-ci et elle n’a pas trop de défauts.

Alors, comme je le disais en entrée : ce n’est pas LA méthode pour entoiler, c’est juste ma méthode. Elle vaut ce qu’elle vaut. L’avantage c’est qu’on a quand-même du résultat.

Voilà.

OK, donc merci beaucoup, Jacques.

Eh bien, de rien.

En tous cas, moi je vous dis à plus tard. Ciao !

Ciao ! Et, important : le cola pour l’opérateur, quand il fait chaud. »

Merci à Jacques Drevard pour ses excellent conseils et sa grande gentillesse.
Et merci à vous d’avoir su apprécier cette vidéo.

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